21/11/2015

La Martelle - Jules-Ferry soutient les victimes de Paris

photo 1 du 18 nov.JPGUne magnifique organisation spontanée pour un tableau vivant.

Ce mercredi 18 novembre, à 10h, ils étaient nombreux à participer à la photo au lycée Jules-Ferry (ex La Colline). 15 classes riches en mixité sociale ont participé à la réalisation d’un tableau vivant qui s’est spontanément terminé en entonnant une vibrante Marseillaise : un mouvement de solidarité, d'espoir face aux attentats du vendredi 13 novembre, à l'aide de chemises cartonnées de couleurs bleu, blanc et rouge, comme dans les stades, sur lesquelles on peut lire : ENSEMBLE, Lycée Jules-Ferry, Montpellier, 13 novembre 2015, pour immortaliser leur réaction.

Etre solidaires, essayer de ne pas avoir peur

« Cela nous touche. Nous devons rester ouverts malgré tout, vivre normalement, avoir un train de vie normal, montrer qu'on n'a pas peur », disent les filles. Les garçons sont plus sensibles aux risques de suspicion, à la tension qui existe depuis les attentats à Paris. « Ce rassemblement était la moindre des choses pour rendre hommage aux victimes, la France est solidaire... faire vivre l'espoir. »

Dès le lundi 16, l’ensemble du lycée Jules Ferry, après le discours du proviseur et la minute de silence observée dans le plus grand respect, a voulu poursuivre ce moment solennel par une action concrète et visible pour témoigner de sa solidarité et du besoin de partager.

« Il y a eu une prise de conscience de tous les membres du lycée, tant du personnel administratif que des enseignants, des élèves, dont les EANAF, élèves allophones nouvellement arrivés en France et des apprentis. Sur les réseaux sociaux, tous les participants ont mis le drapeau bleu-blanc-rouge », poursuit Frédérique Jaubert, enseignante en éco-gestion, gardant en mémoire la phrase de Raphaël Glücksman dans On n'est pas couchés diffusée récemment : « On porte sur nos épaules une part de notre avenir commun. »

Le proviseur, Jean-Marc Cazilhac, indique que d’autres actions dans les classes se sont déroulées et continuent à se dérouler comme des mots de soutien aux familles, des réalisations d’affiches et de panneaux. Les élèves ont pu exprimer leurs réactions de peur, d'agressivité, de pleurs, un besoin d'évacuer. « Il faut écouter leurs messages. Dire aux autres : « Allez-y, faites-le, réagissez. »

Les enseignants se disent « très fiers de leurs élèves », « et ils peuvphoto 5.JPGphoto 6.JPGphoto4.JPGent être fiers de ce qu'ils ont fait ! »

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